Recherche

Miscellanées

Ne pas se laisser pétrifier par la neige qui tombe lentement chaque jour…

L’erba nocca?

«La primavera io la sento in questo fiore modesto che non ha colore, ma ha il sangue e l’odor della terra rinata».
Gianni STUPARICH in L’erba nocca.1945

Celle qui soignait la folie. Folle et vénéneuse, elle -même. Plantée là à vous regarder d’en bas, de sa petite taille d’herbe verte et jolie; presque douce, sans prétention. On l’appelle Héllébore; celle de Noël est plus colorée, celle de Corse lui ressemble comme une soeur, toutes les autres sont ses amies. Elle ne vous empoisonne que si vos intentions sont mauvaises ou si vous voulez vous approprier son territoire, sans lui avoir demandé qu’elle vous y invite. Sinon, elle mène sa vie, à son apogée au printemps, à son hypogée le reste de son temps. Une drôle de petite étoile. Ne la côtoyez que si vous êtes sûr de vous-même, c’est à dire honnête.

Article mis en avant

17 novembre…

Je m’appelle Élisabeth, c’était ma fête hier. il faut des rites, c’est le petit prince, du moins Antoine, qui l’a dit. Hier , nous étions nombreux réunis autour de notre livre à plusieurs mains: VOUS ÊTES D’OÙ? De Bouc, ça s’entend? Le plus jeune qui a écrit dans le livre est né en 1958, le plus âgé en 1942.

17 novembre 1942, donc pour faire télescoper les dates… Étaient emportés, ce jour-là,  à Auschwitz, les derniers descendants de la famille Camondo. Une famille de juifs du levant, amoureux de la France, à qui Moise, avait fait don, en 1935,  de sa maison* contenant des trésors du XVIIIe  français, ce pour en faire un musée ouvert à tous. Moise avait deux enfants. Nissim, qui meurt à la guerre en 1917 et Béatrice qui sera envoyée avec ses enfants et son mari  vous savez où…

Une famille  à l’esprit ouvert et qui aimait la France… Une famille éteinte.

Quand on quitte la maison-musée, un dernier regard sous le porche nous rappelle, non sans quelque culpabilité imprimée en nous par l’Histoire, l’extinction de cette famille… Allez visiter les lieux, puis arrêtez-vous dans le parc Monceau pour réfléchir à tout cela…Notre patrimoine, dans sa beauté comme dans ses exactions… Puis commencez le livre de Pierre Assouline: LE DERNIER DES CAMONDO.

 

*Musée Nissim de Camondo 63, rue de Monceau, 8e Paris4e0618ee-c92d-11de-85df-0f9542c4fd70.jpg

Chute…chut! ne pas déranger…

Souvenez-vous les petits devenus grands, quand nous faisions de l’anglais en peinture ou de la peinture en anglais. Icare vous parle? Faudrait…

On dira que l’oeil balaie toujours de gauche à droite; eh bien justement, dans la représentation de Breughel, à gauche il y a un aveugle au regard perdu; risque pas de voir le monde qui se débat, puis il y l’immense mer, l’immense ville, l’immense ciel, l’immense soleil qui a détruit Icare; toujours vers la droite, un bateau avec, sur le haut mat, un matelot qui voie la scène mais il ne criera pas : UN HOMME À LA MER! non, il se contente de regarder Icare se noyer, peut-être même dans le bruit du ressac, il ne l’a pas vu lui non plus. Et soudain les jambes d’Icare qui se noie, mais vraiment… Devant les yeux tournés ailleurs du pêcheur , du berger et du laboureur, dans une totale indifférence. Un homme se noie, et alors, qu’est ce que ça peut nous faire? Mais…il y a quelqu’un qui voit Icare se noyer, la perdrix en bas à droite sur sa branche; non seulement elle le voit mais elle le regarde, PERDRIX… Mythologie: Dédale, le père d’Icare avait un frère, lequel frère avait un fils très intelligent, TALOS qui avait inventé la scie à l’aide de la mâchoire d’un requin, le compas et bien d’autres choses encore. Alors de jalousie, Dédale a tué son neveu trop brillant , le précipitant d’une falaise et le garçon fut transformé en perdrix…Vous suivez?  La jalousie humaine et tout et tout et la vengeance qui s’ensuit. PERDRIX-TALOS ne sauvera pas Icare, son cousin.

Le reste? Ça fait partie du quotidien… Mais qui peut-on sauver, ce 16 novembre?

                            download.jpg

Fiesole 2017…

Carnet de route…

Diario di viaggio

(traduction italienne de  Andrea Borsotti)

 

UTQUEANT LAXIS*…

Fiesole, 18 octobre : à reculons…

Me demande encore ce que je fais là ; tout a été laborieux, jusqu’au dernier moment ; j’ y venais volontiers, avant. On me raisonne : tu as ta place ici,  tu y as des amis et tu y retournes avec d’autres amis… Ah , ça… Il n’empêche que tout est faussé ; on fera avec, mais pas comme si de rien n’était. La ville n’est pas responsable, elle est belle, j’en respire l’air, ce petit vent d’Italie qui nous dépayse parce que on l’a voulu. Me calme, m’infiltre dans une autre vie et ce sera bien.

                                                         Fiesole,18 ottobre : di controvoglia…

Mi domando ancora che cosa ci faccio qui ; è stato tutto cosi laborioso, fino all’ultimo momento ; eppure ci venivo volentieri…prima. Mi si dice : qui ormai hai un posto tutto tuo, hai degli amici che ti aspettano e ci ritorni portando altri amici…è vero, non posso negarlo. Nonostante tutto é innegabile che il quadro sia falsato ; ci adatteremo ma non senza fare finta di niente…però.

La città non ne è responsabile, é bella, ne respiro l’aria, questo venticello d’Italia che ci disorienta e che abbiamo cercato. Mi calma, mi trasporta in un’altra vita ed è bello lasciarsi andare.

 

RESONARE FIBRIS…

Fiesole, mercredi 18 octobre, le sérieux étrusque. Je l’ai retrouvé au musée, dans la femme soumise mais qui ne dit rien ; sur les lèvres de son mari dominant; allongés et attentistes, ils esquissent une moue. Pas le sourire étrusque, titre d’un livre lu il y a longtemps mais qui me poursuit dans son amertume. Ici j’ai devant moi le couple étrusque qui donne la température des lieux ; accueillants et attentistes, au dessus des contingences humaines; ils sont voués à leur sarcophage ; ils laissent les querelles de la vie, sa petitesse. On dira que la femme mais aussi l’homme vont bientôt me sourire de leurs yeux bienveillants. Ils m’accueillent, m’invitant à la paix.

Soir d’humanité à la Casa del popolo

Je pense à la mamma d’Aznavour: Ils sont venus , ils sont tous là; simplement les deux premières phrases car ils sont tous là ou presque: Mara, puis Sira, puis Patrizia et encore Lucia  et les hommes;  arrive Giovanni, un « frère » pudique, puis Andrea et Patricia qui viennent d’aussi loin que moi. Nicole Croisille me revient en bouffées : … tu étais gai comme un italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin… Convivialité assurée car elle nourrit. On va chanter, boire, manger la soupe conviviale et parler jusqu’à la prochaine soif. On est vivants!

Resonare fibris…

                         Fiesole, mercoledì 18 ottobre : la serietà etrusca… L’ho ritrovata al museo , questa serietà ; nei tratti della donna sottomessa ma che non dice niente ; sulle labbra del marito dominante ; distesi ed in attesa, abbozzano un leggero sorriso. Non il solito sorriso etrusco, titolo di un libro letto parecchio tempo fa ma che mi perseguita ancora con la sua amarezza. Qui, ho davanti a me la coppia etrusca che riscalda l’atmosfera del luogo ; accoglienti nel silenzio dell’attesa e ben al di sopra delle contingenze umane, poiché rientrano nel loro sarcofago ; lasciandosi alle spalle i bisticci della vita, le insignificanti piccolezze. Dal calore del loro sguardo ho come l’impressione che stiano per sorridermi. Mi accolgono, invitandomi alla pace.

                           Serata di “umanità” alla Casa del Popolo.

Penso alla canzone di Aznavour… La Mamma : sono venuti, sono tutti quà ; solo le due prime frasi perché ci sono tutti ..o quasi : Mara, poi Sira, poi Patrizia e poi ancora…Lucia e gli uomini ; arriva Giovanni, un « fratello » timido, poi Andrea e Patricia che vengono anche loro da lontano come me. La canzone di Nicole Croisille mi gira per la testa :…eri contento come un italiano quando sa che avrà dell’amore e del vino… Convivialità sincera e certa…che nutre lo spirito. Cantiamo, beviamo, mangiamo la minestra del popolo e parliamo fino alla prossima sete. Siamo vivi !

MIRA GESTORUM…

Fiesole jeudi 19 octobre : retrouvailles…

Marche d’une matinée sur le mont Ceceri à la recherche de la carrière de Ernesto, le grand-père d’Andrea ; je lui pose des questions ( pas à Ernesto-requiescat in pace, il l’a bien mérité, mais à Andrea) ; sur la pierre bleue, sur la petite fille du tailleur de pierre qui venait lui apporter son repas, sur les serpents du lieu qu’elle craignait, sur les artisans de la  pietra serena, sur Borgunto ; Intarissable Andrea Borsotti, je savais cela, il avait tant à nous raconter. 

Plus tard, à peine, j’ai retrouvé Donata ; ça faisait un bout de temps ; un terrain d’entente, toujours, quel que soit le motif de l’échange qui va du quotidien à des choses plus graves. De sa baie vitrée immense, le regard, le nôtre, qui embrasse Florence tout entière. Un moment pris sur l’Ennemie, un doux moment d’échange.

Le groupe va arriver de France pour l’exposition des artistes de Bouc ; Agnès et Éliane et Marie Odile et Vincent. Dans l’attente, je m’abrite au musée, m’enfile dans les ruelles en pente, à l’affût de découvertes, ouverte à la rencontre. Ce sera pour demain. Ou pour ce soir. Giovanni, un frère, sera là en pudiques retrouvailles. Et nous rirons, avec Andrea et Patricia, puis Mara, Sira et encore Patrizia et Lucia et…l’on chantera. Nicole Croisille me revient en bouffées : … tu étais gai comme un italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin… Convivialité assurée car elle nourrit.

                                                                               Mira gestorum…

                     Fiesole, giovedì 19 ottobre : i sentieri del passato…

Passeggiata mattutina sul monte Ceceri alla ricerca della cava di Ernesto, il nonno di Andrea ; gli faccio un sacco di domande ( non a Ernesto, riposi in pace, se lo é meritato, ma a Andrea) ; sulla pietra blu , sulla figlia dello scalpellino che veniva a portargli il magro pasto, sui serpentelli che la terrorizzavano, sugli artigiani della pietra serena, su Borgunto ; instancabile, Andrea Borsotti, e commosso ; me lo immaginavo cosi, aveva tanto da raccontarci.

Piu’ tardi sono stata accolta da Donata ; era da tanto che non ci eravamo ritrovate ; un momento di intesa reciproca, sempre, qualunque sia l’argomento, dal quotidiano alle cose più gravi. Dalla sua immensa vetrata il nostro sguardo che abbraccia la bellezza di Firenze tutta intera. Un istante rubato alla « Nemica ». Un dolce istante di amicizia. Il gruppo sta arrivando dalla Francia per l’esposizione degli artisti di Bouc ; Agnès e Eliane, Marie Odile e Vincent. Nell’attesa mi rifugio nel museo, mi infilo dentro le stradine in discesa, pronta a scoprire nuove cose, avida di nuovi incontri. Domani sarà il giorno buono.

 

FAMILI TUORUM…

Fiesole 20 octobre :

Installation de l’expo; viennent à nous Barbara, Roberto, Valerio Edvige et tant d’autres dont je crains de déformer le nom. Il semble que nous nous soyons toujours connus et pourtant… Pas de mouvement d’humeur entre nous, un accord qui vient t du travail à mener et à l’air de dépaysement que l’on respire. Calme et efficacité. Parlottes interminables. Gens de bonne volonté.

 

                                                                     Famili tuorum…

               Fiesole, 20 ottobre : l’esposizione degli artisti di Bouc, « riconosciuti » e indipendenti.

Preparazione della mostra ; ci aiutano Barbara,Roberto,Valerio, Edvige e tanti altri di cui ho paura di deformare il nome. Abbiamo l’impressione di conoscerci da sempre…eppure. Perfetta intesa fra di noi, una sintonia che ci viene dal compito che dobbiamo portare a termine e che respiriamo in quest’aria di simpatica complicità. Calma ed efficacia. Chiacchierate interminabili. Gente di buona volontà.

                                                                  

SOLVE POLLUTI…

Fiesole 21 octobre : écritures croisées

Une expérience, l’atelier d’écriture dans les deux langues ; chacun écrit dans la langue qu’il souhaite, parfois dans les deux ; il y a toujours la bienveillance qui traduira ; plus qu’un exercice, un essai de vivre sans la crainte de ce que l’on ne connaît pas et qui inhibe d’habitude.

Le thème de l’atelier ? Les valeurs ; chacun en donne une et en tire 3 dans le tas. Après la définition personnelle de chacun, une écriture plus longue qui prend la forme de la lettre ou du dialogue ou du message enregistré ou écrit ou encore monologue. Il y a Lucia, Rita, Andrea, Agnès, Donata, et encore Andrea puis Tamara et Élisabeth. On se livre, mais on ne le sait pas… Les voix se croisent, on rebondit sur une valeur, sur une autre et on est bien, à Fiesole, italiens et français réunis en un exercice de partage, pacte d’amitié, c’est évident !                                                                        

Solve polluti…

                 Fiesole, 21 ottobre : scritture incrociate.

Che esperienza, l’atelier di scrittura nelle due lingue ; ognuno scrive nella lingua che preferisce, alcuni nelle due ; ci sarà sempre un traduttore che si offrirà ; più che un esercizio scolastico, un tentativo di rivelarsi senza la paura di quello che non si conosce e che abitualmente inibisce.

Il tema della riunione ? I valori ; ciascuno ne propone tre, e a sua volta, ne pesca tre nel cappello. Dopo la descrizione personale scritta da ognuno dei partecipanti, segue una descrizione più lunga che prende la forma di una lettera, di un messaggio scritto o registrato , oppure di un monologo. Sono presenti Lucia,Rita, Andrea, Agnès,Donata, poi ancora Andrea, poi Tamara e Elisabeth. Ci apriamo agli altri, ma senza accorgersene realmente… Le voci si incrociano, ci soffermiamo sulle parole, sui valori, e siamo in pace con noi stessi, a Fiesole, italiani e francesi riuniti in un esercizio di condivisione, in un patto di amicizia, una piacevole evidenza !

parole: rispetto- dignità- onestà.

il rispetto rappresenta la base di tutto. Senza di questo non puo’ esistere né dignità né onestà.

la dignità é data dalla riconoscenza, da parte degli altri, che prende radice dal senso della vita comune. La vita « comune » è l’insieme delle regole che nascono dal rispetto nei confronti della comunità.

L’onestà ne é una delle componenti fondamentali.

Tre valori indissociabili e universali…..in via di estinzione??

sms al figlio:

 Rispetta la sua onestà e ne sarai degno!

A.

————-

amore,  onestà,  amicizia…

e mail ad un ipotetico sindaco di una ipotetica città.

Caro sindaco, la gestione di un comune è difficile, lo so, ma se si seguono i principi di onestà, i valori dell’onestà, l’amore verso gli altri, il rispetto dei diritti delle persone – anche di quelle che vengono da fuori – tutto questo, penso, darà una buona gestione di un comune. E forse può nascere anche l’amicizia.

L.

————

 Coraggio

Coraggio di essere se stessi, imparare a conoscersi avviando quel dialogo interiore che spesso non abbiamo più voglia né tempo di attivare…. Coraggio di esprimere opinioni e valori in cui tu credi profondamente, ma che possono farti rimanere al di fuori di una comunità a cui appartieni.

Bellezza

È un concetto , un valore che può concernere la tua interiorità e che ti fa star bene con te stesso e in pace con il mondo che ti circonda… Ciò che intorno a te, il profumo dell’aria, il silenzio di un paesaggio e il sentirsi un tutt’uno con ciò che vedi e percepisci.

Lealtà

Essere leale significa anche essere coerente con i valori in cui credi e che condividi con gli altri. Non sempre siamo capaci di essere leali in una realtà caratterizzata da complessità e dove i contorni non sono più netti, ma tutto può essere visto secondo prospettive diverse. È sempre più necessario l’ascolto e la condivisione del proprio vissuto con gli altri.

 

email a mio figlio

caro figlio abbi cura di te e credi sempre nel mondo e nella bellezza di vivere; abbi coraggio ad essere te stesso e a difendere i valori in cui credi stabilendo con tutti rapporti di lealtà e fiducia.

R.

————

Dipingere, rettitudine, fedeltà

La rettitudine è sicuramente uno dei punti fondamentali su cui si istituisce la convivenza sociale; “essere retto” o corretto è il passe-partout per poter vivere in una comunità, qualunque essa sia. ancora più importante è essere corretti con se stessi, non raccontarsi bugie, non inventare giustificazioni inesistenti per gli altri.

La fedeltà fa parte di quei valori di solito riferiti al rapporto uomo-donna, all’interno della famiglia, ma che acquistano valore sociale come fedeltà a un idea, a un’ideologia, a una corrente di pensiero. la fedeltà va ben oltre la “fede” in dio o in un altro qualsiasi credo politico o religioso, perché è un valore che racchiude la sfera personale all’interno di un nucleo sociale, qualunque esso sia.

I precedenti valori sottendono anche all’attività di “dipingere”. la pittura è sicuramente un valore importante per la trasmissione degli aspetti interiori di un essere umano.

Lettera ad un amico:

Carissimo amico,

sono settimane che volevo scriverti, ma il “tempo” corre e non abbiamo modo di soffermarci sugli aspetti più importanti della nostra vita come l’amicizia.

Da diverso tempo ormai la “rettitudine”, la correttezza individuale e sociale si sono perdute viviamo in una società fatta di falsi valori sostenuti da immagini scioccanti che trasfigurano la realtà.

Anche la pittura, l’arte del dipingere, per secoli uno dei mezzi più importanti per trasmettere le proprie sensazioni interiori, i propri dubbi, la propria fede ha perso i suoi connotati originali; dipingere è diventato molto spesso un mezzo per evadere dalla realtà o per distorcerla fino ad annientarla.

Ma l’aspetto più importante è la fedeltà reciproca ai nostri ideali, alla nostra lunga amicizia, al sincero affetto che ci lega.

Abbi cura di te e mandami tue notizie,

D…

—–

Ascolto-coerenza-solidarietà

Ascolto chiunque vuole parlare con me ; chi mi guarda con una, due e più domande negli occhi. L’ascoltare mi coinvolge e mi sento attiva tirando fuori quello che c’é dentro di me.  Quello  che è dentro l’ altro, l’ascolto J’écoute celui qui veut dire quelque-chose; et qui me regarde avec une ou deux questions dans le regard. Écouter l’autre m’implique et je m’active en essayant de livrer ce qui est au fond de moi. Comme j’écoute ce qui est tout au fond de l’autre…

Mi sento solidale , con quell’uomo che nella strada mi guarda con gli occhi spalancati; uno sguardo che mi attira e mi porta verso di lui; gli parlo e resto con lui un po’, solo un po’; condivido un istante di vita prezioso, é questa la solidarietà che voglio.

……..

Essere coerente ; uno impegno di ogni giorno ; con se stesso ; con gli altri. La coerenza ci fa più grandi. Dopo un compito, posso dire beh…sono stata in grado di essere quasi umana in tutta coerenza…

Je me sens solidaire de celui qui, dans la rue, me regarde de ses yeux délavés ; un regard qui m’attire, me mène vers lui ; je lui parle un peu, je reste avec lui, avec elle un peu, pas plus ; je partage ces instants de vie précieux du quotidien inégal que je veux solidaire.

Messaggio su dittafono a mia nipote

Due minuti, non di più ; so che mi ascolterai, sei gia abituata a quel tipo di messaggio ; un caro amico, il nostro dittafono, sai.

In tre parole semplici, sentirai tua nonna la nonna che ti diceva sempre : ascolta prima di parlare e taci ! Ora, lo sai fare questo ; hai rifletutto sul’ argomento, una forma di coerenza dell’età : vent’anni oggi, come un legame tra di noi, come un segreto da ragazza tra noi due… Chiacchierando a letto, raccontandoci delle cose serie, pure, sempre coinvolgenti. Poi, può nascere la solidarietà ; basta solo darci la mano, come prima. Ho preso la tua, figliuola mia…

E.

                       Parole uscite : Passeggiata, lettura, bontà

Una passeggiata intorno alle parole, fra le linee, sul filo delle pagine che si aprono, apporta la serenità salvatrice.

Agli esseri che soffrono della loro solitudine, passano attraverso il mondo senza capirlo realmente (Seuls ils ressentent les ambiances ??)l’odore della carta li trasporta nella vita degli altri con brio e passione.

La lettura li accompagna, li lenisce con bontà. Amica fedele

                                                                           Messaggio a mio figlio

Leggere la bontà negli occhi della tua amata, la più bella passeggiata della tua vita.

                  

LABII REATUM

Fiesole 22 octobre :

Dimanche de tiédeur au rythme de vacances. Nous attend, dans son atelier, Valerio, le peintre inlassable de la Toscane; promenades sur tout petits formats aux horizons immenses où le rouge cramoisi éteint se dresse récurrent. Son antre  dans   la fondation Primo Conti, ses techniques du noir qu’il explique à Éliane , un peintre de chez nous, et lui… Jeune encore, profil pur  à la Gaddi*, et  la tête foisonnante d’idées. On se dope à l’odeur des essences et à la douceur de son récit d’expériences diverses. Il nous donne son temps de dimanche. L’accueil toscan dont on nous a dit qu’il serait top. Il l’est. De Valerio, je garderai deux petits formats; vignes en coteaux, dégoulinantes de richesses à venir. La touche de rouge est à sa place sur le toit des fermes.

* Agnolo Gaddi, le peintre florentin de Santa Croce; ses profils d’hommes dans la vérité de la légende de Santa Croce

LIMERICK …

Chefs enchapeautés de la place,

votre morgue d’en haut nous glace.

Garibaldi, têtu

et le roi résolu,

Déjà notre oubli les efface.

Court notre pensée que le soleil inonde,

Fiesole accueille ceux du vaste monde.

Tout petits pèlerins,

nous offrons à tous crins

notre obole d’ailleurs en une belle ronde.

 

Labii reatum

                               Fiesole, domenica 22 ottobre.

Tiepida domenica al ritmo delle vacanze. Aspettiamo nel suo atelier, Valerio, pittore instancabile della Toscana; il nostro sguardo passeggia sui piccoli formati 10X20 dagli orizzonti immensi: dove il rosso cremisi attenuato si posa ovunque. Il suo antro nella fondazione Primo Conti, le sue tecniche di nero che spiega a Eliane, una pittrice di casa nostra, e lui…Ancora giovane, profilo puro alla Gaddi* e con la testa piena d’idee. Ci stordiamo all’odore dei solventi e alla dolcezza di quei racconti di esperienze molteplici. Ci regala il suo riposo domenicale. L’accoglienza toscana di cui ci hanno parlato cosi bene.Tutto vero. Di Valerio , mi terrò due piccoli formati ; vigne in collina pronte ad offrire la loro ricchezza. La macchia di rosso é al suo posto sopra i tetti delle fattorie.

*Agnolo Gaddi, il pittore fiorentino di Santa Croce ; i suoi profili d’uomini nella verità della leggenda di Santa Croce.

Fiesole lundi 23 octobre

Soirée al CHIODO FISSO, le cabaret de Fiesole; ça veut dire: l’idée fixe; joli nom pour un lieu de poésie, musique et autres implications nécessaires. J’y rencontre Matteo, un poète ami de Facebook. Soir de poésie de très bon niveau, verre de rouge  et rencontres. Une manière différente de se faufiler dans une langue.

               Fiesole, lunedì 23 ottobre

Serata al « Chiodo fisso », il cabaret di Fiesole ; significa « una fissazione », un’idea che non riesci a scacciare. Un bel nome per un luogo di poesia,di musica e di altre attività indispensabili alla vita quotidiana. Vi ho incontrato Matteo, un poeta amico di Facebook. Serata poetica di grande livello, calice di rosso e incontri . Una maniera diversa di scivolare dentro una lingua straniera.

                             Pistoia ,24 ottobre

Altri toscani, altri luoghi : da Pistoia a Collodi verso Vinci, dei nomi che ci parlano vagamente… :Pinocchio , Leonardo, rivisitiamo le nostre fonti…

Pistoia 24 octobre : autres toscans, autres lieux da Pistoia a Collodi verso Vinci

SANCTE IOHANNES…

FIESOLE 25 octobre : l’ennui

Minutes qui se chassent sur des plages horaires qui n’en finissent pas. On a ses petits objets à proximité, ses bonbons, ses chocolats, son crayon, un livre, l’eau; le bonheur, quoi… Mais l’ennui s’y colle comme parasite ou saprophyte. Les mots me taquinent dans le silence de l’ennui; joli le mot saprophyte; j’en fais quoi? ÇA PROFITE… PROFIT; je repense aux parasites.

L’ennui donc, venu de…, allant vers…, se posant sur… Comunque, l’ennui. Cette attente de quelqu’un qui ne vient pas à l’exposition-des-artistes-de-Bouc-à-Fiesole. Ils se reposent, les touristes; ils ont trop marché ce matin. Du côté de Florence la belle, trop bu dans leur restaurant de fortune, déjà trop parlé peut-être, émus qui sait comme Stendhal… Ils sont là-bas, avachis sur un banc de la place Mino, las…Hélas, ils n’arrivent pas vers nous, vers le sous-sol où se déroule l’expo. Je guette, ce touriste ou l’amateur ou l’habitant; le quidam pour qu’il s’avance, osant une question, la vie fera le reste… Mais il est trois heures et l’ennui s’écrase sur le temps mou du mercredi. Les dessins, les huiles, les photos, les statuettes et les textes m’observent en quête d’intérêt pour ce petit monde exposé. Alors, je me lève et m’avance vers lui une nouvelle fois pour le rassurer. Bien sûr que je vous témoigne de l’intérêt, celui de la gardienne et celui de l’amie car je connais bien votre Geppetto respectif. Allez,vous autres, moi aussi je ne suis qu’une marionnette-burattino, on s’fait un clin d’oeil? Histoire de voir cet ennuyeux après-midi  d’octobre, s’animer. Allons!

Fiesole 25 octobre : Alors, arrive le soir où viennent les amis. jolis discours de paix qui sonnent juste: Anna, Barbara et Marie-Odile, notre adjointe à la Culture. On se tient chaud, on se sourit, on se promet de rester en vie. De chasser l’ennui aussi. La soirée sera riche de chants, de rires, de mets divers préparés par le CORO NOVECENTO; on s’effleure, on s’embrasse, on essaie le vivre ensemble au delà des frontières et ça marche. Puis, à tue-tête on chantera, après l’hymne européen sans frontières,  toute la soirée. Paf! me revient la chanson …Tu es gai comme un italien, quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin… 

                       Fiesole, mercoledi 25 ottobre : la noia

Minuti che si battono e si spingono mutualmente lungo interminabili spazi temporali. Accanto a me i piccoli oggetti indispensabili : caramelle,cioccolatini,una penna , un libro,una bottiglietta d’acqua ; la panoplia della felicità…insomma.

Ma la noia ci si attacca sopra come un parassita o un saprofita. Le parole mi stuzzicano nel silenzio della noia ; non male il termine « saprofita » ; mi viene in mente un gioco di parole in francese : sarà per un’altra volta !

La noia dunque, venuta da…andando verso…, che si posa sopra…comunque sempre e soltanto…la noia. Questa attesa di un qualcuno che non viene a gettare uno sguardo all’esposizione degli artisti di Bouc in quel di Fiesole. I turisti si riposano, hanno camminato troppo a lungo durante la mattina. Giu’, a Firenze la bella, forse hanno bevuto troppo nei ristoranti per viandanti, parlato troppo forse, chissà che non siano anche commossi come lo fu’ Stendhal… Sono laggiu’, li vedo, stravaccati sulle panchine di Piazza Mino, stanchi… Peccato, non ce la fanno a venire verso di noi, verso la sala dove si svolge la mostra. Con la coda dell’occhio seguo il turista, il curioso o l’abitante ; un tizio qualunque purché si faccia avanti, mi lanci una domanda qualsiasi, la vita farà il resto…Ma sono già le tre del pomeriggio e la noia si spappola sul tempo molliccio di un mercoledì autunnale. I disegni, le pitture a olio, le foto, le statuette ed i testi osservano i miei vani tentativi per attirare un minimo di interesse nei loro confronti. Allora mi alzo un’ennesima volta e mi avvicino di nuovo per confortarli. Ma certo che vi apprezzo…e come potrebbe non essere altrimenti? Sono la vostra custode nonché la vostra amica e conosco anche troppo bene i vostri rispettivi…Geppetti. Via su’, non ve la prendete, anch’io non sono altro che un burattino… come voi, ci facciamo l’occhiolino ? Tanto per ravvivare un po’ questo noioso pomeriggio d’ottobre… Andiamo dai !

                                     Fiesole, 25 ottobre, D day

Finalmente arriva la sera, la pace della sera, quando vengono gli amici. Le gentili parole di Anna, Marie Odile e Barbara ; parole di pace che suonano con la tonalità giusta, che ci riscaldano il cuore mentre sorridiamo e ci promettiamo di rimanere « vivi », e scacciare la noia…anche quella. La serata risuonerà di canti , di risate ; ricca di cibi invitanti e prelibati preparati dal coro Novecento.

Ci sfioriamo, ci abbracciamo, cerchiamo di vivere appieno questo momento particolare che va ben aldilà delle frontiere… funziona a meraviglia. E poi, dopo l’inno europeo senza frontiere, tutta la serata canzoni a squarciagola, le une più belle delle altre…ancora e ancora.. ed in mezzo ai sorrisi…paf…anche questa volta mi ritorna in mente quella canzone…  « sei contento come un italiano, quando sa che avrà dell’amore e del vino… » E’ comunicativa l’allegria, non ci sono dubbi…

L’indomani, in cammino verso il Piemonte delle Langhe… Ritornerò a Fiesole.

 

  • Portée musicale selon Guido d’Arezzo, un toscan de pas très loin… ça veut dire?  Pour que puissent résonner des cordes détendues de nos lèvres les merveilles de tes actions, ôte le péché de ton impur serviteur, ô Saint Jean…

*Pentagramma musicale secondo Guido d’Arezzo, un toscano dei dintorni…che significa ? Perché possano risonare dalle corde allentate delle nostre labbra le meraviglie delle tue gesta, togli il peccato dal tuo impuro servitore, o san Giovanni…

  • Geppetto, l’artisan menuisier, a façonné Pinocchio, oeuvre de Collodi.FullSizeRender 3FullSizeRenderFullSizeRender 4FullSizeRender 5FullSizeRender 6IMG_7838Scrittura dell_amicizia tra Fiesole e Bouc
  • Agnes Blasquez et Éliane Arnal
  • Détail , triptyque  Badia Fiesolane
  • Yves Sanchez
  •  Barbara et Marie-Odile, les deux adjointes à la Culture.
  • L’atelier de Valerio
  • Caro Giovanni!

Wilfred et les autres…

J’aime les mois qui tombent, épuisés; novembre en est. Nous autres , nous attendons la pluie.

Il y eut bien d’autres quatre novembre… Ceux qui nous laissaient entrevoir la paix. Celui de  l’armistice italienne de 18. D’autres où on espérait que le jour ne durât pas; celui de Budapest, encerclé par les troupes soviétiques; d’autres où on prenait des otages, d’autres où on crispait les relations Luther-Calvin en un concile; d’autres enfin où, malgré la victoire, on mourait d’une mauvaise salve… Ainsi, Wilfred Owen, poète anglais, enseignant-combattant, engagé volontaire, qui laissait derrière lui une oeuvre sensible où se décrit le front, une oeuvre qui dit non! J’ai connu le poète bien après mes études. Un texte implacable, imagé. On peut ne pas aimer la poésie mais si on entend cette longue phrase, ponctuée, en anglais ,  ou traduite, on se dit que c’est bête de mourir comme ça un 4 novembre où s’installait la paix fragile après la grande guerre. Wilfred, l’anglais, est mort en traversant la Sambre, au Cateau-Cambrésis, un matin de paix, un 4 novembre comme le nôtre, sans luminosité…

Wilfred Owen, la voix poétique de tous les autres.

J’ai perçu beaucoup de beauté

dans les serments rauques qui ont gardé notre courage droit;

Entendu la musique dans le silence du devoir;

La paix retrouvée là où les orages ont fait jaillir la crue la plus rouge.

3129_b_938.Owen2.gif 1893-1918

Pistoia, ottobre 2017…

Passaparola…

Città di Pistoia LOGO DELLA CITTÀ

Écrire…

Quatre heures. Ma conscience me regarde. Elle ne regarde que moi. Elle expédie les mots parlés, ailleurs.

Ailleurs, les amorces de dialogue, les doutes formulés, les appels de détresse…

Elle s’intéresse à ce qui ne s’en va pas, indélébile et appuyé comme le A majuscule et cramoisi de la faute de Hester Prynne*. À la différence de cette lettre, on ne la voit pas de l’extérieur, mais elle n’est pas paisible pour autant. Elle est là qui cogne, ravivant les entailles ou les manques du parcours. Alors, elle vient se coucher, vivre son trip sur la page. Vous savez bien le fameux flux et reflux de notre rédaction d’enfants, puis celle de l’examen ou les mots viennent en paquets, là, sales et débraillés et qu’on ne va pas gommer dans l’urgence ; puis, l’instant d’après plus rien, mais rien…

Voilà que ça recommence, l’urgence. Ils tombent, les mots, pas jolis du tout. Douloureux, ils saignent. Ils pleurent et l’on ne sait pas comment les égayer.

Au fond, c’est ça, écrire.

Les gouttes du stylo enrhumé, que le coryza de la vie choisit comme messagères. Elle était prévisible, cette déverse. Les points névralgiques des soirées qui n’en peuvent plus, le resserrement somatique qui grince comme une vieille porte, ses joints qui suintent parce qu’ils ne se lubrifient plus ; Le soutien du bocal craque dans ses vertèbres figées sous les atteintes. Tout est grippé et depuis longtemps. On se souvient des cours d’anglais où le vocabulaire de la plainte des choses s’enregistrait ipso facto sous les bruits du magnéto du prof ; creaking doors, leaking roof, whining hinges, hissing rain**

Je suis les choses.

Dis, Dieu du dessus, on naît comme ça ?

Alors je fais quoi, maintenant ?

De réponse, aucune, bien sûr ; lui est aussi paumé que moi.

L’écriture s’affiche qui fait fi de ces questionnements, elle roule sa bosse et ça pleure dur. Ça fait peur,  mais il le faut ; on ne vit pas, calme ni serein. Roule ta bille, ma fille- écriture, c’est ça ; crache du feu, dessine des idées qu’on ne pourra pas relire, des mots déformés comme de vieux oliviers et qu’il faudra caresser pour qu’ils se livrent ; «  bien fait pour toi ! » ; des emprunts aussi se glissent dans les failles de la phrase parce qu’ils semblaient plus doux chez les autres. S’ils ont souffert, les autres, c’était avant ; pas en même temps que nous. La distance est aménité.

Puis il y a eu cet autre moment, fort comme un galet étrange lancé depuis on ne sait où, douloureux comme une décharge. Pour le retenir, ce moment, en distiller ses effets plus longtemps, on rouvre le cahier et puisqu’il sent l’usure et le besoin, on enfouit là, de nouveau, sa joie ou sa misère.

Personne dans notre dos ne copiera ce qui s’écrit. Les gens ont peur des mots comme ils ont peur des autres ; et puis des examens, ils en ont trop passé ; la réponse, trichée, ne les intéresse plus. Personne pour les noter désormais…

C’est comme ça qu’on est seul, scoliotique effréné sur sa page.

Seul à écrire…

Notes :

  • La lettre écarlate. Nathaniel Hawthorne.
  • Portes qui grincent, toit qui goutte, charnières qui couinent, eau qui siffle.

 

De la servitude volontaire…

Une relecture des anciens; une histoire d’un qui s’appelait La Boétie et qui, à 18 ans, après avoir beaucoup lu, s’était fait visionnaire. Un typ’ droit comme on en rencontre peu; souvenons-nous, Montaigne disait de lui, en parlant de leur amitié profonde…

 » PARCE QUE C’ÉTAIT LUI ET PARCE QUE C’ÉTAIT MOI « 

Ici, ils ne se connaissent pas encore, quand le tout jeune La Boétie décrit les hommes comme ils vivent, dans la torpeur et la tiédeur.

Pas une ride , son analyse, lisez plutôt:

… Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente pas à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner… comme le feu d’une petite étincelle grandit et se renforce toujours et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s’éteindre de lui-même quand on cesse de l’alimenter, de même plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien…

…Les gens soumis n’ont ni ardeur, ni pugnacité au combat… soumis, dépourvus de courage et de vivacité (ils) ont le cœur bas et mou et sont incapables de toute grande action. Les tyrans le savent bien. Aussi font-ils tout leur possible pour mieux les avachir. (Étienne de la Boétie, 1530-1563 Discours de la servitude volontaire.)

Psst… faites- lire le discours à ceux que vous aimez bien et que vous sentez fléchir!

Essere come il prezzemolo

Du persil, chez moi, je n’en ai jamais; il ne pousse pas, la terre est trop sèche… Pourtant la langue italienne, par son expression,  le voit envahir toute chose; essere come il prezzemolo, cela veut dire être partout comme le persil.

Le truc, c’est que  ce n’est pas le persil qui envahit les bons moments mais les squatters , pas ceux qu’il faut aider car ils n’ont rien, mais ceux plutôt qui ont un peu, un semblant de notoriété (bof!) et qui veulent encore plus et vont le chercher en pique assiettes chez d’autres.

Sans vergogne, sans état d’âme et comme la vérole, un jour, sur le bas clergé…Pfff!

En Italie, en octobre, vous croyez que le persil sera encore là, dites?

Tant pis, j’emporte avec moi mon purin d’orties… Radical comme insecticide!

Les causeries du mercredi…

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :