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Miscellanées

Ne pas se laisser pétrifier par la neige qui tombe lentement chaque jour…

L’erba nocca?

«La primavera io la sento in questo fiore modesto che non ha colore, ma ha il sangue e l’odor della terra rinata».
Gianni STUPARICH in L’erba nocca.1945

Celle qui soignait la folie. Folle et vénéneuse, elle -même. Plantée là à vous regarder d’en bas, de sa petite taille d’herbe verte et jolie; presque douce, sans prétention. On l’appelle Héllébore; celle de Noël est plus colorée, celle de Corse lui ressemble comme une soeur, toutes les autres sont ses amies. Elle ne vous empoisonne que si vos intentions sont mauvaises ou si vous voulez vous approprier son territoire, sans lui avoir demandé qu’elle vous y invite. Sinon, elle mène sa vie, à son apogée au printemps, à son hypogée le reste de son temps. Une drôle de petite étoile. Ne la côtoyez que si vous êtes sûr de vous-même, c’est à dire honnête.

Article mis en avant

Post partum*

Ce matin , comme ça , une oreille sur l’ordi, une oreille sur la télé que je ne regarde jamais sauf quand l’actualité se presse,  un gars , sympa, chef d’entreprise qui parle de difficultés que j’ai partagées, pas avec lui mais avec l’homme qui marche avec moi dans ma vie et qui souvent , de souci, dans sa petite boîte, dormait très peu…

 Bref, un  peu fort en gueule mais à peine, l’homme ( pas le mien, l’autre , l’invité du jour), vient de gagner aux législatives à Villeurbanne et il est interrogé par Jean-jacques Bourdin sur BFM TV. Soudain paf, il livre un truc qu’on se prend dans l’oreille:

SI T’AS PAS FAIT SCIENCE-PO, TU N’AS PAS DE CERVEAU!

Il ne dit pas ça, pontifiant, il le dit parce qu’il a perçu la chose, lui qui n’a pas fait science -po.

Alors je suis allée, sur le champ, me regarder à la glace pour voir s’il y avait un creux à l’endroit où est le cerveau d’habitude, moi qui n’ai pas fait non plus science-po. On se reprend, on s’dit qu’on a vécu sans science-po, méprisé ou pas-on s’en fout, il y a prescription- et que ma foi, ceux qui s’ y sont frotter, à science-po, sont OU très humbles et on ne sait jamais qu’ils l’ont fait OU, au contraire, roulent les méca et on les fuit… Car doit-on apprécier les hommes à leur formation qui leur colle au « luc » ou aux actions quotidiennes bien menées, en bonne intelligence et efficaces qui sont les leurs?

Me semble, si je me réinsère dans le contexte de mes jeunes années de grande ado 68, que si un boutonneux m’avait dit en intro, comme ça, tout de go « MOI, JE FAIS  science-po », je lui aurais répondu: « moi, je garde des chèvres qui ont le cerveau bien fait… »

Tout ça pour dire que celle-là, je ne la connaissais pas avant que l’élu Bruno Bonnell la livre en parlant du mépris des  » grands  » de la politique à l’égard de la société civile. Beh on peut se dire aujourd’hui , ce matin, post-partum, à cet’ heure, que ceux qui vont solutionner, dès demain, les problèmes de la France, ceux-là devront avoir un cerveau plein de bon sens et de volonté et n’auront- loin s’en faudra- pas tous trempé dans le chaudron de Sciences -po.

Ils ont un cerveau?  C’est ça qui compte, alors, au travail!

Une devise de pti-prof’danglé que j’ai été me revient en tête; celle qui était au tableau, scotchée à vie sur le tableau blanc de la classe:

WE ARE NOT PARTICULARLY CLEVER, WE USE COMMON SENSE, STICK TO FACTS AND GET RESULTS.

« Dam’ ça veut dire quoi, c’te phrase? » Je répondais que d’ici la fin de l’année, s’ils travaillaient l’anglais, mes petits, ils sauraient. Et moins stressés, en fin d’année le secret leur était livré: Nous ne sommes pas particulièrement intelligents, nous usons de bon sens, nous nous en tenons aux faits et nous obtenons des résultats… 

Presque un sujet de bac, en somme…

*après l’accouchement…

Un petit tour à Éguilles…

…avec mes livres…

venez, j’aime les bibliothèques et les gens qui les « habitent »; on se voit là-bas?affiche Elizabeth groelly 2017-05

L’arbre du Pan Perdu…

2010, c’est ça; je l’ai quitté pour toujours…On ne se voit plus, mais plus du tout…Non pas que ça s’est mal passé notre séparation, au contraire, mais parce qu’il est  resté sur sa terre de Cabriès et que moi j’ai regagné la mienne de Bouc…

J’ai retrouvé comme  ça, ce qu’en partant, en juin 2010, j’avais écrit sur lui. Fidélité. Car, malgré le temps de retraite, son souvenir, dans mes jours pressés d’alors de pleine activité, est intact. Un arbre, on l’aime comme un homme, enfin presque comme; peut-être plus, peut-être moins, qui sait?…

L’amandier de Cabriès. À toutes les saisons, dans tous ses états, faiblesses ou montées de sève, il m’a attendue au petit matin à deux pas du collège…La voiture à peine garée, vite une photo avant que le car des élèves ne me voie, avant que ce ne soit plus ça… L’impression qu’il me fixait, l’amandier du collège, qu’il pensait, qu’il me parlait. En lui, toutes les saisons renouvelées, celles de la vie, de toutes nos vies conjuguées. Maintenant que vous savez mon trouble devant cet arbre, jetez un regard oblique vers la gauche en arrivant au collège, chers collègues. Tiens, c’est l’arbre d’Élisabeth… Et vous autres qui ne le connaissez pas encore, mon arbre, vous aurez dorénavant un intérêt plus grand pour l’amandier de chez nous qui vit sa vie solitaire, à la Rigoni-Stern , qui a une santé à toute épreuve comme lui avant qu’il ne soit plus, et qui, à son image, n’est pas bégueule, du tout, du tout…

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À Louis du Haut Doubs…

BLÉS BLONDS, BLÉS NOIRS (Hommage à Louis Pergaud, La guerre des boutons) Devant son école, petite, humble, fermée pour lui depuis si longtemps, le temps est incertain, c’est le mois de juin ; j’y suis venue exprès et de loin ; j’attends l’ouverture des lieux devenus Musée ; on tarde à arriver… Une balade dans les blés déjà hauts ; ils dansent. On a commencé à faucher la partie haute du champ ; un autre de ses espaces est écrasé et les blés gisent, blonds et à presque maturation, couchés ; on ne pourra rien faire pour eux. Pas plus que l’on n’a fait pour les hommes du 166ème RI, étendus et tout gris dans un champ improbable souillé par les pluies de printemps. Louis Pergaud, le maitre de l’école, y dort depuis longtemps. Mon esprit curieux convoque d’autres lieux. La Woëvre, en Meuse, où le ciel plombé s’écrase comme en 1915 sur les corps déchiquetés qu’on ne reconnaîtra pas. Où est Louis dans cette bourbe infâme ? Où est le jeune maître à la fine moustache qui attendait, derrière le carreau, les élèves dépenaillés pour s’être trop battus ? Les Longeverne, les Veirans, tous siens pourtant. Où est sa sépulture dans les champs de Marchéville où la noirceur du ciel s’oppose à l’aquarelle douce que mes yeux voient, devant la petite école. Temps différents, lieux devenus paisibles… le blé blond attend la moisson d’ici, à Belmont du Haut-Doubs. Là-bas, pour le grain, 1915 n’aura pas été une bonne année. Trop de sang versé ; celui de Louis et des plus grands de sa classe, Lebrac, fouine rusée…Camus… La crique ; il aura noirci la terre pour que l’on s’en souvienne. Blés bonds, blés noirs qui se moquent aujourd’hui des sols contrastés de la terre de France.

Je te salue, maître de l’enfance!

Il est mort, dans la terre, un 8 avril  de guerre…

C’était un beau jeune homme…

Beau ou pas beau, qu’importe! Il était…

Il a laissé des lignes qu’on ne lit plus beaucoup…

L’oubli en strates s’est déposé sur Louis.

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Je ne veux pas souscrire  à la banalisation des choses. À Louis du Haut Doubs

Abcd…euh…

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« Blonds de blondes! »

« Quand on entend ce qu’on entend, on fait bien de penser ce qu’on pense! » Je réduis, je sais.. Coluche le disait toujours,  mais avant lui, la grand-mère franc-comtoise de Pierre.

Ce que j’entends? Toujours la même attaque :  « Normal, c’est une blonde »; je pourrais m’en ficher, moi qui suis brune, mais j’enrage quand-même!

En matière de bêtise affirmée, j’ai un long commerce avec des hommes… bêtes. Prononcez le mot comme Gabin le faisait dans  « Touchez pas au grisbi » en parlant de Riton avec des  accents tellement méprisants* que la bêtise en était immédiatement triplée! De quel droit je me permets, demandez-vous? Du même qu’utilisent  ceux qui offensent la femme blonde! Curieusement, ces dernières années « les femmes blondes »pour moi sont des hommes, au nombre de 4 (BEAU-COUP!); de ceux qui s’enferrent dans la petitesse, s’embrouillent dans les rapports d’influence et se plaisent à dresser les gens  les uns contre les autres,  s’entortillent dans le mensonge ou persistent à nier l’évidence… Lény Escudéro, un homme qui m’a plu, chantait:

On a dit oui qu’on pensait non, on fait cocus ses sentiments on est aussi cons aujourd’hui qu’on sera morts dans cent mille ans…

Je suis sûre que lui respectait les blondes et même qu’il les aimait et plutôt bien. Et que s’enferrer, s’entortiller, se prendre les pinceaux et être en somme un piètre individu, comme ceux que j’ai trouvés en chemin, ce n’était pas non plus son truc. Blonds pour blondes, je préfère mes copines blondes car, elles , ne sont pas BÈÈTEs!

  • Prononcez BÈÈTE , en laissant traîner la voix d’un air catastrophé…

Alors, on danse?

Hier on a  pensé à Chuck Berry , à son johnny be goode qui nous a fait danser comme des fous que nous sommes restés…Pourtant, ce matin, j’ai une autre préoccupation que de danser : voter.

Le post de Benjamin Bouché de dimanche m’a fait réfléchir depuis.

S’abstenir, voter blanc ou nul, coup d’épée dans l’eau; nous serions 40% à nous abstenir qu’on s’en ficherait comme d’une guigne, à Versailles.

Faire la révolution, comme en 68? Deux choses…

Preums’, il fallait, alors, dépoussiérer, mais on pouvait le faire; les 30 glorieuses étaient à notre porte. Aujourd’hui, le terrain est miné par la précarité du boulot; qui va oser s’afficher au risque de perdre le sien?  Des collectifs seuls, avec lesquels je suis souvent d’accord…

Deusio, c’est que le peuple n’est plus là où il était en ces temps de jeunesse et de fougue qui était la mienne;  la France est loin de faire la révolution, pas prête du tout. Si on se souvient du courageux Garibaldi,  l’histoire nous a montré que le fin stratège ( oublié par la suite, et ce n’est pas bien beau) avait compris qu’il ne pouvait pas compter sur le peuple, les gens d’en bas qui n’étaient pas prêts,  et c’est cette raison qui l’a poussé à s’appuyer sur le roi pour faire l’unité italienne. Je résume, bien sûr; à votre histoire si vous êtes curieux!

Tout ça pour dire:  m’est avis qu’il faut voter…la part de  blanc seing liée au vote blanc, nul ou abstention me gêne beaucoup… Pourtant, ça fait 36 ans que je vote à reculons pour des candidats que je n’ai pas choisis et qui m’ont déçue par la suite.

A VOTÉ, dira  l’urne en avril mai, mais bof…FullSizeRender 2

 

Saint-Exupéry, l’ami sûr…

Quatre années avant que ce prince -là ne nous quitte… Il se sent vieux, très vieux car un ami l’a laissé en chemin…

Guillaumet est mort

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