Recherche

Miscellanées

Ne pas se laisser pétrifier par la neige qui tombe lentement chaque jour…

Mesure…

Il s’était dilaté dans la clôture de cette année-là.

À Complies, le temps redevenait égal, comme rassuré. Je me souviens qu’il y avait alors, toutes les petites heures, de celles qui semblent s’éterniser, dès Laudes*; quand pointe la nouvelle journée, quelque-chose nous dit qu’on est en vie, encore un peu… Et qu’il reste une suite d’heures, longue, très longue; un jour entier de celles-là, où l’on va s’attarder sur une tâche, sachant qu’il faudra la faire durer.

Nous dit aussi qu’on l’on s’attellera ensuite à l’occupation qui viendra après la précédente, plus minutieuse encore, où l’herbe du cloître devra être coupée lentement, parfaitement et d’égale hauteur partout…

Nous dit encore que la marche nécessaire s’emboîtera dans la dernière activité. Le corps devra se raisonner et s’astreindre à goûter la mesure des moments minuscules et des efforts qui y sont contenus, la promenade nue, l’absence de parole…

Puis arrivera la frugalité du repas dans le silence du petit réfectoire réservé à la retraite. Une respiration recommencée le lendemain et les autres demain qui suivront, la paix tumultueuse des heures du jour et de celles de la nuit. De la terre et du ciel qui la recouvre.

Avec toujours cette conscience lancinante de l’amplitude de notre temps humain, compté, qui se distille en pauses de confinement nécessaires. Qui vont durer.

  • Laudes et Complies: Prières qui se disent au lever du jour. et à la fin de la journée dans l’espace conventuel.

Mesure… (Confinement)
Livre: Retour en terre sèche. Élisabeth Groelly. Éditions Murmure des soirs.2015

Article mis en avant

L’attente…

Le Pasubio cruel de la guerre de15 à portée de regard; enneigé; derrière moi, pas si loin, les Dolomites. Un temps arrêté= dimanche de Pâques= Les italiens sont en liesse pascale et en famille; le Haut Plateau est fleuri mais la nature se relève à peine de l’hiver qui fut ravageur, une catastrophe pour les arbres sous la tempête. Je suis, fidèle, retourné au pays de Mario…

Temps arrêté , donc; il semble que l’épuisement est là, latent, mais non, ce n’est que la lente réadaptation du corps et de la tête à un autre jour. On prépare une marche, la présentation de IL PIAVE MORMORA ANCORA de mardi, les amis appellent d’ici et d’en bas ( en bas, maintenant pour moi, c’est l’Italie, plus la France où les enfants auraient aimé que nous soyons un jour de Pâques…).

La tranquillité ou presque: on a vu ou téléphoné à ses malades, réglé les problèmes d’intendance, fermé les écoutilles aux agressions mais pas lâché sa vigilance devant le monde en souffrance.

L’attente de démarrer vraiment la journée, penser à la marche de demain avec Paola, à voir Gianni et Ketty, Maria, rencontrer Gianni, l’autre, se souvenir du message d’hier de Giovanni, pas le fiésolan mais celui de Vicence; se préparer, quoi, et c’est bien… Je pense à vous. On est responsable de ce que l’on a apprivoisé disait Antoine …de St Exupéry.

Da Fabia, Monte Camosino, Omegna, Orta, aprile 2019; grazie!

Article mis en avant

2019…

Fins et départs…

On dit , on dit, le corps s’épuise; la pierre s’est usée alors , nous- autres, pensez un peu, cirons ridicules que nous sommes!

Ainsi, en une année passée, nous nous sommes cruellement épuisés à nous battre sur tous les fronts, celui de l’intolérance, celui de l’agression sourde qui déstabilise, celui du refus, celui de la maladie… Moins violent, celui de la bêtise, de la petitesse et des crocs en jambe; de cela on se relève toujours et fort, même, d’avoir surmonté ce chapelet mesquin, comme difficulté dérisoire car dérisoire ça l’est dans une vie d’homme, pardon, de femme aussi.

Mais il y a ce qui nous échappe et ne fait pas de bruit…l’abandon. En si peu de temps, une année, des gens qu’on aimait. Radicalisme de façade , épuisement de fond: le suicide. Cette année en fut pleine, de gens mutilés. Ceux-là ont quitté la route un beau soir de solitude et leurs photos nous interpellent un peu plus, presque comme un reproche, ne pas les avoir aidés assez. Un si beau sourire, un regard si bienveillant. Personne ne sait comment la brèche ouverte craque soudain et entièrement. On a eu beau dire « bonne année, bonne année! » Notre tête en est remplie de ces actes sans retour chez des amis joyeux et tellement plus solides, semblait-il, que nous-mêmes.

On s’achemine vers le 31 décembre, bientôt ce sera des voeux, des souhaits par milliers qui se déverseront de boîtes aux lettres en réseaux divers, on boira à l’année qui vient pour qu’elle nous soit supportable, à tous, sans exception; après tout, l’enfant né à Noël est là pour aimer et aider tout le monde. On se remet à croire à des choses impossibles; l’amour entre les hommes, notamment… Et sachant inconsciemment qu’on va recommencer à « s’intolérer » au premier rond-point, au premier débat qui divise en clans, à la première réunion où l’on va se méfier d’un tel ou de tel autre.

Les mots ne sont que les mots; qu’est ce qu’on met, dites, derrière « tous mes voeux » ou « souhaits sincères »? Vous croyez vraiment qu’on peut être différent en 19 de ce que l’on est habituellement, moi avec vous?

Des êtres de bruit et de fureur et qui pilotent à vue avant d’être engloutis.

Mais c’est peut-être la musique des mots qui fait qu’on les répète d’une année sur l’autre, qu’on insiste, des fois que ça pourrait marcher…. Voyons… 3 notes, déclinées en dorémi en mode majeur, comme un carillon. Bonne année! Tentant, non? Je me lance en premier…

BO-NA-NÉ!

Article mis en avant

L’erba nocca?

«La primavera io la sento in questo fiore modesto che non ha colore, ma ha il sangue e l’odor della terra rinata».
Gianni STUPARICH in L’erba nocca.1945

Celle qui soignait la folie. Folle et vénéneuse, elle -même. Plantée là à vous regarder d’en bas, de sa petite taille d’herbe verte et jolie; presque douce, sans prétention. On l’appelle Héllébore; celle de Noël est plus colorée, celle de Corse lui ressemble comme une soeur, toutes les autres sont ses amies. Elle ne vous empoisonne que si vos intentions sont mauvaises ou si vous voulez vous approprier son territoire, sans lui avoir demandé qu’elle vous y invite. Sinon, elle mène sa vie, à son apogée au printemps, à son hypogée le reste de son temps. Une drôle de petite étoile. Ne la côtoyez que si vous êtes sûr de vous-même, c’est à dire honnête.

Article mis en avant

Toujours aux jardins…

www.facebook.com/photo.php

Bouc-Bel-Air, jardins d’Albertas, jeudi 17 septembre 2020 soirée…

Versailles. Poème d’Albert Samain. En souvenir des multiples promenades dans les jardins d’Albertas, un joyau, à Bouc-Bel-Air. Un petit Versailles chez nous ! Une splendeur à l’automne.

Ma Grand’ de Noël, suite…

Lecture 3…Sur les choses qui nous échappent…

Rentrée, retour, réaction…

Dans la nuit, trouvé le titre de mon prochain bouquin en rêvant éveillée de Daumier, le marseillais…

Ce sont les strates du jour, les enquiquinements du parcours sur des choses petites , les gens minuscules comme chez Daumier, qui étouffent notre quotidien et qui te poussent à écrire; bref on l’aura compris, je suis intranquille.

Fessebouc me montre ce matin, via la page d’un copain, qui décape, une photo de lignes-punition scolaires: Je ne dois pas rire.

C’est vrai que ça ne donne pas envie de rire, un enseignant qui empêche un petit de le faire. Il rira quand, l’enfant, si ce n’est à l’école des plaisirs , de l’insouciance, de l’enfance? Un jour, très vite, comme moi, il écoutera France Inter ou France quelque chose ( on est toujours cocorico chez nous, les autres sont des niais) et alors il n’aura plus envie de rire aux nouvelles: les terroristes que l’on juge, une actrice CHOUBIZ qui se délite en mots inutiles, une journaliste qui va épingler sans humour du tout les travers des hommes…et l’émission de deux heures consacrées à un organisme syndical… :=(

Ris, mon bonhomme, à l’école et partout! Demande à ton maître M’sieur, c’est quand qu’on rit? au risque qu’il te punisse encore de ses lignes Je ne dois pas être insolent(e)…

Alors une chose, petit, c’est comme ça que dans ta vie, tu vas te mettre à rire tout ton saoul, et que tu ne vas jamais plier l’échine, jamais tu entends; en t’étant dégagé une vie de consignes idiotes qui rabaissent l’individu.

Pssst, je te parlais de Daumier parce ce que c’est un typ’ à connaître; tu les as tous, les médiocres qui ont des fonctions et en profitent pour te plomber la vie de leurs grands airs dans leur petitesse; prends de la vraie hauteur en grandissant sinon ils t’enquiquineront toujours comme ils nous enquiquinent au quotidien, ces homonculi… Comment on fait, tu dis? Tu ne te désarmes pas, tu affrontes avec le rire et l’insolence!

Pour l’instant écoute le maître ou la maîtresse qui parle… Ils disent aussi des choses bien dont tu auras besoin… Si, si…

Août nu…

Ne pas terminer le mois d’août sans cette pensée qui vient et revient… Un jeune frère né en août qui, de la vie, n’a plus eu l’ envie.

Choix qui implique…

Road-trip: Varech et grésil (fantaisie déjantée…quoique…)

Varech et grésil, une vie…

C’est ma deuxième séance chez le psychiatre ; faut voir ; il

s’appelle Stéphane, WOW-VIVAL, Il est rue des Monômes,

au 22 ; pas trop loin de chez moi ; je prends la ligne 2 du

tramway de la métropole et j’arrive vite à Chartres depuis

Orgères, avec. Je me souviens de tout ce que je lui débite

sur le ressac de ma vie, toute la nostalgie qui est là-dedans,

je note sur mon cahier après ; il ne dit rien, jamais rien ; il

est lavé tout propre au Paic citron, il a toujours les yeux

fermés, on dirait qu’il chante le God save the queen, mais

enfin, avec lui ,ça va être facile de rembobiner sur son

matelas. Bref, je lui ai dit comme ça…

… Docteur, vous puez le Patchouli, C’est ça qui vous donne

cette toux, excusez-moi de vous le dire ! Puisque j’ai la

parole, je parle…Je n’ai plus de nouvelles de Lisa depuis

lundi 17 heures. Pas le genre à avoir des états d’âme ; elle

a la conscience tranquille un point c’est tout. Et moi je suis

là à chercher sur quel fuseau horaire elle se déplace. Chez

les Mormons, elle m’a dit.- lol !- chez les mormons, c’est où,

ça ; Salt lake, achète-toi une carte Michelin des States. Je

lui ai demandé si ça existait. En plus elle va rejoindre ce

croûton de Révérend Uber, un loser de banlieue à mon

avis ; déplacé de sa paroisse pour corruption ; elle fait

l’huître, je le lui ai dit et elle a raccroché ; juste laissé un

numéro de cabine téléphonique ; elle a pris un auto

stoppeur qui lui a taxé son sac à dos et les trois Ernest

Pignon Ernest qu’elle avait sur la banquette arrière.

Même pas un pourboire, il lui a laissé ce malappris de

loubard ! Je flippe dur, même si on va vers le divorce,

mais ça coûte cent gigots de Pâques !Depuis l’été 85 où on

s’est rencontré, elle s’est toujours confiée à moi ; spoilée

par moi, comme personne, Lisa, je vous le dis. Bien sûr

qu’elle savait tout de moi et de ma Face A; elle avait avalé

mon chapelet de copines, Sheila, Theresa, Simone,

Nathalie la dernière, Alain , non ça, c’est à part, ma face B,

complexe, dirons-nous ; flexitarien pour noyer le

poisson…Aux fous-rires qu’on se faisait, elle devait

comprendre ; blonde peut-être mais pas une primevère

naïve, allez ( Pssst…Allez sur le site sofa.com ou rendezvous

au Café des arts de la Tranche, eh oui…) ou

simplement au bureau de tabac si vous fumez. Là, vous

dites Le Calabrais, ils savent… Ceux qui étaient accro au

3615 ULLA du temps des campagnes à papa, laissez

tomber … Mais Lisa, elle, ne doit pas savoir. Que voulezvous,

covoiturez et vous arrivez à la même chose que moi…

J’ai des raisons de m’en faire, peut –être encore à cause

des illusions qui me permanentent dans notre vie depuis

toujours avec elle. J’écoute ses messages en continu,

énamouré encore je crois, mais peu optimiste, j’ écoute et

les relis les messages , j’essaie de sourire devant ses

dernières blagues sur FB ; je like sans plus. Je zappe pour

oublier et remets mon walkman de sexagénaire.

Qu’est ce qu’elle me chante, elle, ce matin gris de gris?

– Mon bien aimé de jadis, relax !…je pense à toi, sois

cool, je ne te demande que ça, sinon ça va pas le

faire ; je suis à l’abri dans un camping-motel à 100

balles ; que des indiens et des rochers comme dans

les épopées du cinéma. Va sur Google earth et tape

Ashley forest, Fly tox est là. C’est rigolo que tu

m’aies surnommée comme ça toute une vie, ça fait

vraiment indien et puis ca me va comme une

mitaine ; je balance sur tout ce qui vole , je suis le

nouvel attrape-mouches mais quelles

mouches !! Sans rancune, Kévin, d’accord ?

– Je t’envoie une carte postale dès que je peux ; te

prouver que ta modeste petite ménagère fond de

teintée en guipure-paillettes d’un temps, a suivi

enfin ses désirs et s’est syndiquée, non, mais… un

peu de grève, ça ne fait pas de mal Je ne suis pas

loin d’Uber finalement ; je me grille ma dernière

gauloise de France, je fais un billard, bois un

pineau (pas super, pas comme celui de ton grandoncle

Raoul); tu vois je te décris tout , même le pop

corn est dégueulasse, comme toi d’ailleurs. Une

chose, Kévin, Nathalie, c’est la dernière truite et

j’avale pas ses arêtes… ça va te lézarder le moral

car, chez mes ancêtres parpaillots, je vais y rester

si les godelureaux de ma généalogie habitent

encore l’Utah. Si, si, je te dirai pourquoi plus tard…

Je n’ai plus de batterie, elle était dans le sac qu’il

m’a piqué en chemin, le météore bourré d’acné aux

barbillons d’ocre…oh, je deviens poète, moi, dans

mon malheur; tu m’appelles à 8h48 pétantes sur le

numéro de cabine 675-436 987. Je me pèle dans

mon 501, mes baskets d’été et mon cuir conjugal,

c’est-à-dire le tien ; à 1500 m, je suis, il y a de la

brume, même dans ma tête, mais je fais mon

devoir, au nom de mes vieux, tu le sais…

De la brume, de la brume, il n’y a pas qu’elle qui est dans la

brume…Non, mais c’est pas vrai, elle me quitte, Little

Bang…Un soufflet d’accordéon à distance et je pleure… une

vraie fontaine, le Calabrais. Mes souvenirs, il va me

rester… Dans quel pastis je me suis fourré… Elle me dit

« recalcule » ta vie, sans moi. Mais ma vie sans elle se

lézarde, se floute. Complétement, zébré de tous les côtés, je

suis, déglingué, quoi… Ah, un autre message… pour quoi j’ai

droit à Boney M, juste pour moi Sunny aujourd’hui ! the

wind blows hard , we’re apart… c’est vrai ça que quand le

vent souffle fort, il nous sépare…

– Kévin, j’ai rechargé chez le Pompiste d’Esso, la

fameuse Esso de l’est américain tout puissant ; un

peu indien, le gars, un peu Hatha yoga, un peu tout,

mais céleste, le troll, j’aime…Une caravane

vintage, des épaulettes triple XL, un rocher quoi.

Finalement plutôt que de laisser mes kilos au frais

livrée aux embruns de la nuit et à continuer à me

geler dans ton break Renault 18 de collection (tu

vois je te l’avais dit qu’elle tiendrait le coup, la

maraudeuse ; en plus elle ne boit pas trop, pas

autant que nous du moins) je vais donc passer la

nuit dans son guest-house-biocoop- discothèque et

tout et tout ; dîner de flageolets au chutney, pas de

tofu merdique ni de chicorée insipide comme à la

maison, on ambiance avec l’indien, Scope, il

s’appelle, un diminutif de horoscope, ca se devine.

Il fait la main à tout le monde, ca veut dire qu’il

voit tout ce qui va t’arriver et ca t’arrive ! T’es pas

jaloux au moins ? J’oubliais pour te taquiner la

mémoire, le slow sur son dancefloor, à l’entresol,

pour finir la soirée ! Tout ça en attendant de voir

mes vieux à Salt Lake. Ca ira, si j’en retrouve 8 sur

100, la mouette de l’océan aura terminé son vol, en

arc-en-ciel, Calabrais de mon c…. je voulais dire

mon coeur, bien sûr ! !

Elle n’arrête pas avec ses messages ; « Lisa, t’as pas le droit,

je ne mérite pas cette série de baffes; et toutes nos années

alors, que du sable pour toi ? » Je lui ai dit que j’ai retrouvé

les photos polaroid quand on était à l’île de Wight. J’étais

beau ; pas ce crapaud à moumoute que je suis devenu. Wow

me regarde perplexe…Doc’ vous pouvez pas laisser votre

éventail tranquille, reprenez votre vapoteuse, je vous le

permets…

Qu’est ce qu’elle me veut encore, Fly-tox…

Hi, Kévin, j’espère que t’es plus à califourchon sur

quatre vies en c’te période ; tu vas pas te faire tout le

bottin quand-même ? Tu sais quoi, j’ai retrouvé mes

parpaillots. Ils vivent dans l’argenterie, eux ; quand

je pense qu’on les a chassés de France avec même pas

une tombe honnête pour eux et qu’ils sont pleins de

bas de laine remplis de rouleaux de thune que tu n’as

jamais vus de ta vie. Je reste, pas pour ce confort,

rien à foutre de ça, mais pour leurs jappements de

plaisir quand ils ont rencontré cousinette Elisa

Martin, descendante des Martin partis du Désert*

emportant avec eux leur teinture d’ancolie. Mon 5O1,

Kévin, le tien et tous ceux du monde, c’est mes

ancêtres qui l’ont inventé ! Faut plus crier au

scandale, Calabrais, t’as bien cherché ! Vis ta vie,

moi j’ai ma bohème maintenant. Je m’arrange.

Stéphane en partant m’a dit que ma petite amie se

trompait de plante…Le bleu de la toile jean, c’est avec le

pastel des teinturiers que ses ancêtres l’ont inventée. Mais

qu’est ce que ça peut me foutre maintenant que Little Bang

m’a largué et et que mon horizon s’est évanoui!

Lisa, pliiiise !… arrête de m’épépiner, je n’en peux plus… Et

vous doc’ me laissez pas dans la choucroute. Vous m’avez

demandé le premier jour, si j’avais des phosphènes. Je

vous dis tout net que maintenant j’en ai et pas que des

petits ! Doc’, à l’aide !

Élisabeth Fabre Groelly. Mars 2020. c/o Lydia.

* Allusion à l’histoire des protestants du Désert ( Gard-

Mialet)

Bien sûr nous eûmes des orages…

Août un peu énervé; pas qu’août d’ailleurs; de tristes sires barrent des chemins , beaucoup de chemins, comme si covi n’avait pas suffi à nous mettre à cran…

Août quand-même; on s’est marié là, 49 ans avant (21 août 1971) = un exploit disent les gens; c’est vrai que c’est de l’héroïsme tout bien pesé, ce pelotage à vue… pardon… pilotage!

On a refait ça 25 ans après (1996)… moi pour remettre ma jolie robe faite entièrement par ma maman ( mauvaises langues= oui, oui, elle m’allait encore, non mais…); lui pour vérifier que les cheveux tenaient toujours; surtout pour avoir les enfants avec nous sur cette photo avant qu’ils ne s’en aillent sur leur chemin de vie.

Et puis encore Août 2019, avec eux , leurs petits qui jouent pas loin; enfin 2020, devenu avec nous ce qu’il est, poches des illusions, percées, raccommodées un peu quand même…

On s’dit, en 2021, on fait la fête! 50 ans….( déjà?…) La fête, la fête…si on ne nous la fait pas avant..

.

Ma Grand’ de Noël…

https://miscellanees2015.files.wordpress.com/2020/08/ma-grand-extrait-6.m4a

Bientôt les salons: Fuveau ( 6 septembre) , Trets ( 17 octobre), et marchés de Noël ( 27, 28, 29 novembre à Bouc-Bel-Air).

Le livre fera ses premiers dans le monde après le confinement et la chaleur de l’été. C’est mon dernier; en voici la couverture et un extrait sonore ci-dessus. Il parle de transmission, de passation; une génération qui donne la main aux autres, petits ou fragiles…

Venez, nous en parlerons…

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :